Placés dans le top 10 du dernier classement mondial de la FIFA, zone Concacaf, les Grenadiers (7e) sont assurés de ne pas croiser le fer avec les reggae boyz, finalistes de la Gold Cup 2015. Ils sont (reggae boyz) donc exempts, eux aussi, et ce au même titre que les Grenadiers, des deux premiers tours des éliminatoires du mondial 2018. Cependant, à l'issue du tirage au sort qui aura lieu ce samedi 25 juillet au Palais Constantin de Saint-Petersbourg (Russie), les Grenadiers vont connaître l’identité de leurs adversaires. Pour ce troisième tour, douze (12) pays de la région sont concernés. Ils seront répartis en deux chapeaux, en fonction de leur dernier classement mondial de juillet 2015. Les mieux classés seront placés dans le chapeau 1.Ce sont : Jamaïque (76e), Haïti (79e), Salvador (88e), Canada (103e), Guatemala (105e) et Antigua-et-Barbuda (107e). Ainsi, en aucun cas, les Grenadiers ne pourront rencontrer les équipes retrouvées dans ce chapeau, au troisième tour des qualifications. Dans ce cas de figure, les potentiels adversaires d’Haïti seront placés dans le chapeau 2. Ce sont successivement : Grenade (160e), Curaçao (149e), Nicaragua (143e), Aruba (135e), Belize (118e) et Saint-Vincent-et-les Grenadines (115e). Les Grenadiers n’auront donc pas à forcer leurs talents pour se hisser au quatrième tour. Toutefois, on se le rappelle , l’équipe de Curaçao, battue (4-2) à domicile, avait tenu Haïti en échec : 2-2 à Port-au-Prince en 2011. Et ce résultat a été pour beaucoup dans l’élimination prématurée des Grenadiers, battus par la suite ( 0-1 ) par Antigua-et-Barbuda au troisième tour des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014. Le peu que l’on puisse dire, rien n’est gagné d’avance. Haïti aura besoin donc de l’aide de tout le monde pour répéter l’épopée de 1974. Qui plus est, ces petits pays, en guise de faire appel à des expatriés évoluant dans de grands championnats, engagent des entraîneurs de haut niveau (Patrick Kluivert pour Curaçao est un exemple parfait) et ne cessent, en prévision de ces éliminatoires, de multiplier les tests-matches, de quoi être compétitifs pour les échéances internationales. Les duels ainsi créés, au troisième tour, seront disputés en deux manches entre le 31 août et le 8 septembre 2015. Pour ce qui est des Grenadiers, ils joueront la première manche hors de leur base le 4 septembre avant de recevoir le match retour le 8 septembre prochain au stade Sylvio Cator, fermé présentement pour réparation. Les nations qui sortiront victorieuses de ces affiches participeront au quatrième tour de ces qualifications en compagnie du Costa Rica, du Mexique, des États-Unis, du Honduras, du Panama et de Trinité-et-Tobago. Ces derniers ont été exempts des trois premiers tours. Les formations en lice seront réparties en trois groupes de quatre, dont la composition sera définie au Palais Constantin. Cette quatrième phase se déroulera entre le 7 novembre 2015 et le 6 septembre 2016. Les vainqueurs et les deuxièmes de ces trois groupes accèderont au cinquième tour. Au terme de ce tournoi hexagonal final, les trois premiers seront qualifiés pour la phase finale de la Coupe du monde de la FIFA, Russie 2018, et l’équipe classée quatrième disputera les barrages en (match aller et retour) avec le pays classé en 5e position dans la zone Conmebol. Autrement dit, ils seront au nombre de six, les équipes qui vont croiser le fer dans le cadre du tournoi hexagonal final. « Les modalités, la date et le lieu du tirage au sort de cette ultime étape seront annoncés en temps utile », ont fait savoir les autorités de la FIFA. En tenant compte de la prestation d’ensemble des Grenadiers dans la dernière Gold Cup, le coup est jouable. Cependant, le sélectionneur national, Marc Collat, qui est à couteaux tirés avec Jeff Louis, doit combler le manque d’efficacité offensive affiché par la sélection nationale. Cette dernière nécessite aussi un métronome capable de distiller de bons ballons aux attaquants. Des tests-matches face aux nations les plus huppées du football mondial sont aussi un facteur important pouvant permettre à Haïti d'accéder à la place finale de la Coupe du monde de la FIFA, Russie 2018. Reste à savoir si Marc Collat et les autorités de la Fédération haïtienne de football (FHF) auront les moyens de leur politique. En fait, la route que doivent parcourir les Grenadiers s’annonce longue, difficile et très coûteuse.